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archives de la cagouille

Lundi 4 mai 2009 1 04 /05 /Mai /2009 09:37
Parues dans la Cagouille°6, ces chroniques devraient séduire les amateurs de lectures hors-normes.
Les éditeurs des petites merveilles dont il est ici question ayant mystérieusement fait faillite peu après  la publication des bouquins, les éditions Vendredi 12 sont actuellement en tractations avec le groupe Dassault-La Pléiade-Moulinex, propriétaire des droits, pour une réédition.

Piotr Goulebenezoff : Huître qui mousse n’oublie pas les moules.



Cet essai philosophique du fameux auteur Kazakh, Piotr Goulebenezoff, geôlier et humoriste au temps des goulags en Sibérie, aujourd’hui retraité et conteur à Mornac-sur-Seudre, est un vrai délice. En effet, au fil des pages, les deux personnages principaux, une huître et une moule, dévoilent leurs angoisses eschatologiques avec humour et poésie.
Huître et moule s’interrogent à propos de la transmigration des âmes d’huître à moule et vice versa et se demandent quel rôle peut jouer le bernard-l’hermite dans ce grand jeu de chaises musicales cosmico-cagouillo-cosmétique. C’est au rythme des marées que se déroulent les grandes discussions d’huître et de moule, parfois interrompues par un crabe skinhead qui leur fait des misères en soulignant, et en surlignant (avec un gros pinceau) la vacuité de leurs propos.
Le lecteur admire, au fil des pages, avec quelle dextérité la plume de Goulebenezoff nous interroge sur des questions qui, finalement, nous touchent tous au plus profond de nous-mêmes. Nul doute que cet essai, publié aux éditions Vendredi 12  ne devienne un succès commercial tant le sujet traité est universel, grave, et tant la réponse apportée par Goulebenezoff est sérieuse, documentée, drôle, parfois, mais surtout incompréhensible...



Jean-Guy Labémolle-Fadiez-Eustache : J’ai du bon tabac dans mon frigidaire.(Uniquement distribué en prison.)


Alors voilà un bouquin qu’il est bien. Ecrit par un ancien militaire, poète et parkinsonien alzheiméridé à ses heures, ce roman ne peut qu’interpeller le lecteur. Une fois celui-ci sorti de garde-à-vue, il gardera à vie les séquelles de cette lecture. L’ouvrage de Jean-Guy est une sorte d’ovni, de truc expérimental. Le concept est simple : J’ai du bon tabac existe en version courte, en version standard et en version longue, pour pouvoir s’adapter à tout type de garde-à-vue. C’est une sorte de livre dont Vous êtes le héros, sauf qu’avec Jean-Guy, c’est Lui le héros... En effet, Jean-Guy Labémolle-Fadiez-Eustache, se déplace jusqu’à votre lieu de détention et vous fait la lecture de son oeuvre tout en garantissant l’interactivité (ecchymoses assurées !!!). Mais Vous aussi, vous avez une place à jouer dans l’histoire : celui du personnage sans foi ni loi, qui a, pour unique occupation, de toujours chercher à enfreindre la Loi. Mais heureusement, Jean-Guy veille, et, jouant le rôle du policier, vous corrige sans retenue pour vous apprendre la morale et la vraie vie.
Ouvrage recommandé par le ministère de l’intérieur, par Dirty Nicky et par Bernard Kouchner.
Témoignages :
Bertrand C. (chanteur) " Une expérience à la fois douloureuse et enrichissante. "
Marc D. (Belge) : " On en redemande ! "
Céline D. (Québécoise) " Grâce à ce livre et à Jean-Guy, j’ai arrêté la drogue et j’ai appris à crier plus fort.



  Judith Mc Naught : L’amant de l’ombre.


Dès la première page, dès la première ligne, on ne peut être que conquis par le roman d’aventures de Mc Naught. Jugez-en par vous-mêmes :
 
« Angleterre, 1815.
_  Ah ! Vous voici, Jason, déclara la ravissante jeune femme brune à son mari dont le visage se reflétait dans le miroir de sa coiffeuse. »

Judith Mc Naught est une romancière étonnante : elle écrit depuis 1978, des millions de personnes ont lu ses romans et pourtant, elle reste méconnue. Les machinations du destin, La scandaleuse, L’homme qui haïssait les femmes, ou Compromise sont ses plus grands succès et pourtant, pas un cinéaste pour adapter l’une de ses oeuvres, pas un journaliste pour l’inviter sur un plateau de télévision, personne pour l’interviewer. C’est pourquoi votre journal, La Cagouille, en partenariat avec le journal Mamie aime le X, et le magazine La grosse béquille de Papi, vous présente quelques extraits de ce fabuleux roman d’aventures.

« Jason allongea le bras tandis que Sibille s’asseyait au bord du lit. Les paupières closes, il trouva l’ouverture de son déshabillé et caressa sa jambe nue.
_ Viens te recoucher, dit-il d’une voix rauque. J’ai besoin de toi.
Un sourire rêveur effleura les lèvres de sa maîtresse qui caressa son épaule bronzée.
_ Tu n’as besoin de personne, murmura-t-elle, tristement. Tu n’en as jamais eu besoin... »

« Une lueur sauvage brilla dans les yeux de Jason. Une lueur presque inhumaine... »

« Le rose de l’aurore colorait à peine le ciel quand Victoria se faufila dehors... »

« Pourquoi n’êtes-vous pas restée chez vous aujourd’hui ?
_ Je voulais apporter de la nourriture à l’orphelinat. Il en restait tant après la réception d’hier.
_ Vous avez sûrement vu qu’il allait pleuvoir. Pourquoi ne pas avoir envoyé un domestique à votre place au lieu de braver les intempéries ?... »



Guillaume M : Il était une fois la sociologie des pommes de terre frites.


Nous avons moyennement apprécié le dernier livre de Guillaume M., l’auteur de la Sociologie des pommes de terre, de la Sociologie des frites une fois, de la Sociologie des pommes de terre au pays des pommes frites ou de Du Pays des patates crues à la contrée des pommes frites, essai de sociologie.
Son dernier livre, Il était une fois la sociologie des pommes de terre frites est un ouvrage ambitieux : Guillaume M. entreprend l’historiographie de ce domaine qu’il a tant étudié depuis 15 ans, domaine dans lequel, il faut bien le reconnaître, il est spécialiste... le seul spécialiste...
Au fil des pages, l’auteur de Il était une fois... fait le bilan de ses recherches sur la pomme de terre frite, parle de lui-même, de sociologie et fait la synthèse de tout ce qu’il a pu écrire dans ce domaine scientifique qui n’existerait pas sans lui. Avouons que les lecteurs de la Sociologie des pommes de terre (thèse publiée chez Jus de moule éditions)
ou de la Sociologie des frites une fois ne trouverons que peu d’intérêt à ce nouvel ouvrage qui n’aborde aucun thème nouveau, qui n’explore aucune nouvelle voie. Cependant, La Cagouille conçoit que ceux qui ne connaissent pas encore Guillaume M., ou ceux qui s’intéressent (du point de vue sociologique) aux pommes frites puissent prendre plaisir à lire Il était une fois la sociologie des pommes frites même si le style est parfois lourd à digérer.


Yvette Chotte–Cahuette : Les couilles phosphorescentes (éd. Femmes de lettres).


Ce roman, la suite d’Un curé chez MacDo, reprend le même personnage : Père Ulrich, prêtre du petit village alsacien Schlingualeinn qui d’opposant à l’ouverture d’un MacDo en devenait l’un des plus fervents défenseurs après avoir goûté le Holy Cheese Burger. Dans son denier livre, le curé doit faire face à un étrange phénomène : après avoir mangé un Christmas Burger avarié, il découvre qu’au fur et à mesure que la date de Noël approche, ses couilles gagnent en luminescence.
Que dire de ce roman ? Les gags sont nombreux, mais ils ne sont pas drôles. C’est un choix militant à déclaré l’auteure. Le style est déplorable et fait songer au roman de gare écrit à la va-vite, l’histoire s’essouffle et finit par tourner en rond. C’est encore un choix militant selon l’auteure. Alors à moins de faire le choix militant de lire 435 pages pour s’emmerder, le lecteur de La Cagouille s’abstiendra...








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Mardi 10 février 2009 2 10 /02 /Fév /2009 12:15






Apparu dans la Cagouille n°6, il se pourrait bien que Jack fasse son grand retour dans la Cagouille n°8. AH ah ah...
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Vendredi 14 mars 2008 5 14 /03 /Mars /2008 12:10
Mon premier est le met favori de mon oncle ben’s
Mon second conduit une voiture à cheval.
Mon tout peut casser trois pattes et un canard*


*si cet indice ne vous aide pas la réponse est notée en gros ci-dessous.

Le Ricochet.


Les origines :

Selon le petit Robert il s’agit du rebond d’un objet plat lancé obliquement sur la surface de l’eau, ou d’un projectile renvoyé par le sol ou un corps dur.

Pratiquée sur les étangs et les lacs de tous les continents, sur une mer calme ou parfois même dans un port, cette discipline paradoxalement peu médiatisée  est actuellement en plein essor sur nos côtes. On ignore cependant qu’elle fut à l’origine d’une des plus grandes découverte que l’humanité ait connu.

On situe les débuts du ricochet au néolithique en Saintonge Mésopotamienne. À cette époque, le fusil n’ayant pas encore été inventé et la lance étant trop peu précise, l’Homme chassait le canard en lançant des cailloux. S’apercevant qu’un caillou ayant une forme plate pouvait rebondir sur l’eau, l’Homme commença alors à tailler le silex afin de confectionner ces armes révolutionnaires qu’étaient les galets. Le Ricochet était né.

Un jour que le temps était sec, deux chasseurs entreprirent de tuer le même canard. Leurs galets s’entrechoquèrent et firent une étincelle à proximité de la pauvre bête qui pris feu aussitôt.

Des fresques relatant ces évènements furent découvertes par des promeneurs il y a quelques jours dans une grotte souterraine située à quelques pas des carrières de Crazannes près de Saintes (17). Voilà qui remet en cause les origines très controversées de la découverte du feu par l’homme.


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Mais comment fait-on ?

 

Tout le monde a sans doute essayé une fois de faire rebondir un galet plat sur l’eau mais on perd souvent le courage après trois essais qui tombent à l’eau.
Le secret réside dans la rotation que l’on imprime au galet. C’est en effet le fait que le galet tourne sur lui même qui lui permet de rester stable et de rebondir face à plat contre l’eau.

La position :

Le pied opposé au bras qui lance est  placé près du plan d’eau.
Les jambes sont assez fléchies pour être bien stables.
On fixe l’endroit où l’on veut que le galet trace.
On se détend, on penche un peu la tête du côté de son bras lanceur.
On est prêt à lancer le projectile.

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La technique :

Le bras se balance d’arrière en avant en direction du bassin et le lancé du galet s’effectue juste avant la moitié du balancement.
Dans le même temps, le poignet est lui aussi balancé d’arrière en avant de façon à ce que le galet tourne sur lui même dans le sens des aiguilles d’une horloge (pour les droitiers) comme le montrent les schémas ci-dessous. :

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Les conditions :

Les conditions idéales sont un vent inexistant, une marée haute et un gros coefficient. Si vous voulez pratiquer à la Rochelle, c’est possible et accessible à tous lorsque la mer est assez haute pour dépasser le point R : il s’agit de la limite que l’eau du Bassin à Flot dépasse à marée haute lors d’un gros coefficient, pour s’engouffrer le longs des terrasses en bois sur pilotis du Gabut (en face du Loan Phung et du Fuji Yama).

 


NB : Attention, comme vous avez pu précédemment vous en rendre compte le galet est un objet volant dangereux et inflammable (O.V.D.I), alors gare aux passants s’aventurant trop près des débutants.

J’oubliais, le record officiel est de 38 rebonds.
A bientôt les pieds dans l’eau.



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Mercredi 12 mars 2008 3 12 /03 /Mars /2008 10:31
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Tout d'abord, il faut vous expliquer les subtilités de l'horoscope saintongeais. Cet horoscope, le plus élaboré de tous, comporte 17 signes : 12 signes qui sont fonction de la date de naissance et 5 autres signes qui nous affectent d'une manière un peu spéciale... Chaque personne est donc sous l'influence de 2 signes : celui du calendrier et celui du hasard. Comment déterminer-t-on ces 5 signes spéciaux ? C'est un petit peu compliqué : l'idéal reste la divination.

En faisant brûler des coquilles d'huître, de moule et d'escargot mélangées à des os de mouette et des arrêtes d'esturgeon, on peut déterminer facilement lequel des 5 signes spéciaux est attaché a la personne qui consulte (cette méthode marche tout le temps). Lorsque l'on n'a pas tous les ingrédients sous la main, n'importe quel moyen peut-être le bon, tant que l'on reste original. Cependant, il faut se rappeler qu'il est impossible de déterminer son deuxième signe deux fois de la même façon : le devin doit donc faire preuve d'inventivité.

Crevette (Boucaud 21 janvier - 19 février) : tout le monde reconnaît votre vitalité et votre inventivité. Ne dit-on pas "inventif comme une crevette" ? Cependant cette nouvelle année ne sera pas sans dangers pour vous. Le risque le plus grand auquel vous êtes exposés est d'être capturés et livrés en pâture aux féroces flamands roses qui surveillent l'entrée du zoo de la mort à la Palmyre. Vous pourriez manger d'autres micro-organismes pour changer de couleur, mais c'est peine perdue : rouge, orange ou verte, vous finiriez quand même dans leur estomac et la Saintonge remplacerait ses feux tricolores par les féroces flamands roses... Ne changez donc rien a vos habitudes, faites seulement un peu plus attention !

Cheun' (Cheun' 20 février - 20 mars) : vous aimez la littérature mais  la littérature ne vous aime pas. La preuve, cette chienne de Sei Shonagon (avec un accent sur le 1er o)  écrivait déjà de vous un peu avant l'an mille :

Choses désolantes :    - un chien qui aboie pendant le jour
Choses détestables :  - un chien qui, lorsqu'un homme vient vous voir discrètement, l'aperçoit et aboie contre lui. On voudrait tuer ce chien !
                             - des chiens qui hurlent longtemps, longtemps, à l'unisson, sur un ton montant. C'est sinistre et détestable.

Et c'est pas la seule à écrire des méchancetés sur vous ! C'est pour ça que vous êtes devenu un Cheun', avec une majuscule et que vous emmerdez  tout le monde. Mais bon, faut pas être trop irritable, car Sei Shonagon (avec un accent sur le 1er o) écrivait aussi :

Choses peu rassurantes : manger des fraises dans l'obscurité.

Choses effrayantes : l'écorce d'un gland.

Choses qui doivent être courtes : ce que dit une jeune fille...

Serpillière (Since 21 mars - 20 avril) : y'a pas à dire. Vous, vous vous en cirez ! Et vos amis pourraient assez mal le prendre, ce qui pourrait vous valoir quelques ennuis... Mais comme la Saintonge est avec vous, ils finiront bien par passer l'éponge...

Caillou et grain de sable (Caillau pi grune de sablle 21 avril - 21 mai) :vous vous rêvez en galet, pour pouvoir faire le tour du monde ou au moins, de la Saintonge. Mais il y a une technique : concentrez-vous, faites un gros effort et hop ! Vous avez roule sur vous-même ! Vous n'avez gagné (au mieux !) que quelques millimètres, mais ne vous découragez pas et renouvelez l'opération autant de fois que nécessaire.

Crabe (Chancre  22 mai - 21 juin) : vous savez pas trop ou vous allez, mais vous y allez Heureusement que vous êtes plus intelligent que le Cancer toujours fourré au Capricorne. Vous, c'est un autre style : vous courrez après la marée, comme les Cheun' dans la pub Royal Canin (sauf que vous n'avez pas la musique), pour pouvoir jouer a rince-mi rince-moi. Bref, cette année encore, s'il n'y a pas d'imprévu, la vie sera belle.

Galette de fioul (Gaillett de fioule 22 juin - 23 juillet) : vous êtes l'imprévu, celui que l'on n'attend pas. Vous arrivez toujours au bon moment pour vous incruster et il vous arrive de vous sentir rejetés. Comme on vous cache tout, on vous dit rien, vous avez l'habitude des boulettes... Il va falloir compter sur l'année prochaine pour redorer votre blouson et gagner en Prestige !!!

Vache Meuh-Meuh (Vachaille Mouh-Meh 24 juillet - 23 août) : vraiment dommage qu'il n'y ai pas de train dans la région ! Hein ? Si au moins vous saviez planter les tchou ? Alors vous faites entendre votre complainte bovine, oubliant que le Taureau et le Boeuf sont bien moins lotis que vous... Une vraie honte !

Ragondin (Ragundin 24 août - 23 septembre) : évitez à tout prix la route de Marennes et méfiez-vous des 4L équipées de pare buffles, parce que vous pourriez finir en soufflé de ragondin !!! Evitez aussi la route de Talmont-Barzan-Mortagne parce que ces sauvages préfèrent le pâté. Si vous voulez éviter les persécutions, proposez de nouvelles recettes pour bien accommoder le Dr Louche avec ses salades. Ceci fait, vous pourrez peut-être enfin jouir d'une existence paisible et tranquille, vous moquer de la Vache Meuh-Meuh et de la Crevette-universal-color...

Bateau de pêche (Chalupe de paechour 24 septembre - 23 octobre) : vous savez mener votre barque tout en restant généreux, avec vous c'est les copains d'abord, mais vous aspirez à d'autres horizons. Oui, un jour vous quitterez la Seudre, vous irez loin, loin... peut-être jusqu'à l'Estuaire... Puis vous découvrirez peut-être l'île mythique, celle que l'on appelle l'Ile ou que l'on désigne par sa forme : "O le rond !" disent les Saintongeais. "O le carré !"disent les Aunissois (qui manigancent)... Les Saintongeais ont toujours raison...

Carrelet (Carrelet 24 octobre - 22 novembre) : habitués à la célébrité, au succès et au Prestige avec ses boulettes, vous savez néanmoins garder les pieds sur le sol, Carrelet. Alors quand on a parle de vous déboulonner, ça vous a carrelet-ment gonflé, tout dégoûté ! Heureusement vos amis sont là pour vous protéger, cette année encore, vous rendrez jaloux tous les chalets savoyards...

Marais (Marae 23 novembre - 21 décembre) : vous vous entendez plutôt bien avec le Taureau, car ses discussions Olé-Olé vous permettent de raconter des histoires plutôt salées qui nous font tous marrer. Cependant point trop n'en faut car deux tu l'auras et comme pierre qui roule n'ensable pas le caillou, la mousse ne cache pas la montagne !!! Donc tout va bien, vous pouvez continuer normalement votre vie, vous rendre a Leclerc a huîtres ou klaxonner devant les flamands roses du zoo de la Palmyre.

Sabot (Boc, Talbot 22 décembre - 20 janvier) : vous êtes indécrottable ! Jamais vous ne quitterez la Saintonge ! Vous pourriez voir du pays, je ne sais pas, prendre une année sabotique et visiter la Lorraine par exemple ? Ouaip... La Lorraine c'est nul... Vous avez raison... Autant rester chez soi, consulter son horoscope et chercher des idées pour ses pensées à réflexion notamment sur la Cosmogonie Saintongeaise et son rapport avec la grande geste des Saintongeo-auvergnats. Si vous n'avez pas tout compris, relisez vos vieilles cagouilles, ça ne peut pas faire de mal...

Il nous reste maintenant les 5 Grands Signes de la Saintonge :

- La Cagouille, qu'il ne faut pas confondre avec le Luma (toujours en fête...)

- L'huître (Eutre)

- La Moule (Mouclle)

- La Mouette (Goale)

- Et l'Esturgeon (Creac)

On ne peut malheureusement pas percer les secrets de la Giga-feuille-de-salade, c'est pourquoi, une fois le 2e signe choisi, il convient de faire soi-même ses prédictions d'une voix forte et autoritaire pour faire croire que l'on sait ce que l'on va dire alors que l'on n'en a pas la moindre idée. Alors, a ce moment, et à ce moment-là seulement, jaillira la vérité et vous connaîtrez le sort que vous réserve l'avenir !!!

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Mardi 11 mars 2008 2 11 /03 /Mars /2008 19:06

Les notes de musiques  envolées enfin récupérées !

par le Docteur Louche


Face aux représailles scandaleuses de l'industrie du disque à l'encontre des « pirates audiophiles » infortunés, le docteur Louche présente, en exclusivité mondiale pour La Cagouille, sa toute dernière invention. Digne des meilleures techniques de recyclage, absolument universelle et parfaitement licite, voici la toute nouvelle technologie de l'Aspiration Des Notes De Haute Altitude, grâce au tout nouveau H Moll Buster 650.
 

Cela fait maintenant 7 ans que le docteur Louche travaille activement à résoudre un problème méconnu et négligé par la communauté scientifique : la récupération des notes de musique de haute altitude.
 

Depuis la nuit des temps, intuitivement, l'homme sait que chaque son émet une note versatile et ascensionnelle dont l'oreille est la cible potentielle. En effet, personne n'ignore que les notes de musique, ainsi que tout autre son, « montent en l'air », ou si vous préférez, sont plus légers que l'air, ce qui leur permet de s'élever, et non pas de retomber sur le sol comme de vulgaires cailloux.

Pour vous en convaincre, il suffit de suivre le protocole simple d'une expérience amusante : si vous habitez au 5ème étage d'un immeuble qui en comporte une dizaine, ouvrez grand vos fenêtres, préparez instruments, casseroles et chaîne hi-fi, puis faites le plus de boucan possible. Enfin, observez la réaction de vos voisins. Il est très probable que les habitants non mélomanes des étages supérieurs vous cherchent des noises, et que vous vous voyiez  contraints de « lester » quelque peu l'envol de vos notes de musique en baissant leur intensité. Par contre, et c'est ici qu'intervient l'implacable loi physique universelle, il est absolument impossible que vos voisins des étages inférieurs vous fasse le moindre commentaire, car les notes ne peuvent évidemment pas les atteindre dans leur envol.
 

Le Docteur Louche préconise donc aux mélomanes d'habiter en des points culminants pour s'adonner à leur passion sans brimades de la part de voisins de « hauts-étages ».
 

Il est à noter toutefois avec intérêt que de plus en plus de voisins d'étages inférieurs, sans doute du fait du rythme stressant de la vie moderne et du surmenage qui l'accompagne, (ou bien à la suite d'un déménagement d'altitude) souffrent  d'hypersensibilité auditive hallucinatoire, un  mal plus connu sous le nom de Syndrome de Superman. Les victimes de ce syndrome pensent percevoir des sons où des notes qui proviennent des étages supérieurs. Une mauvaise foi « artificielle » caractérise ces personnes, car leur pathologie va naïvement à l'encontre des théories basiques de l'élévation du son. Une  singulière insolence envers les sciences physiques qui a pourtant mis la puce à l'oreille du Dr Louche.

 
En effet, si le postulat de l'élévation des notes est communément admis, (ceci rendant irrecevable les plaintes venant du bas), de grandes questions subsistent quant à leur extinction finale dans l'espace-temps. Les notes s'évanouissent-t-elles complètement  au-delà d' certaine altitude, ou passé un certain temps ?

NON, pense le Dr Louche depuis des années, les notes deviennent seulement inaudibles à l'oreille d'un humain lambda,  mais elles restent des entités physiques entières, se déplaçant au gré des vents d'altitudes, avant d'être définitivement happées par la grande masse cacophonique inaudible de l'  espace (certains astronautes qualifient  en effet le silence spatial comme étant « lourd , dense, voire chargé ».) 

Un cri de dinosaure peut-il alors encore se promener dans les airs sans que nous l'entendions ? « Pas si sûr », d'après le Dr Louche, « mais pas totalement impossible non plus, il suffit juste qu'il n'ait pas été aspiré par un courant ascendant durant les 40 derniers millions d'années ». Cette révélation enthousiaste révèle enfin l'appareil mis au point par le Dr. Louche, un véritable capteur de notes de haute altitude, devenues inaudibles à l'oreille humaine.

La technologie de cet objet est tenue au secret, mais son fonctionnement est des plus simple, le Dr. Louche s'étant inspiré des aspirateurs ménagers classiques. Pour un prix dérisoire, offrez  vous de nouvelles sensations musicales, aspirez et assemblez des notes mystérieuses, qui ne se révéleront qu'une fois imprimées dans la mémoire du H Moll Buster 630.

Bien évidemment, la versatilité et  la trajectoire imprévisible de ces notes de musiques, sons et autres cris de haute altitude rendent improbable la conservation de tout aspect mélodique : ainsi une note capturée en un certain point pourrait très bien avoir été émise  par un cor anglais lors d'une chasse à cour au 17ème siècle, alors que  la note aspirée suivante pourrait elle provenir d'un gamleng Indonésien, ou bien, si vous êtes chanceux, d'un brontosaure chanteur…Bref, cet appareil d'un nouveau genre nous ouvre les porte des plus grandes expériences sonores, et avec un peu de chance et d'application, parions que certains utilisateurs acharnés parviendront à bricoler de somptueuses symphonies, notes par notes ! Le Dr Louche quant à lui affirme avoir déjà pu reconstituer trois fugues de Bach et quelques paroles prononcées par Vishnu.

Peu après, lors d'une conférence de presse, il résumait, enthousiaste, ses recherches à la presse Américaine en ces termes : « J'ai toujours pensé que le caractère disparate, inaudible ou  invisible des choses ne devait pas être considéré comme rédhibitoire ». Un seul bémol  obscurcit pourtant le tableau idyllique de l'inventeur, ayant pour origine ses expérimentations lors de la mise au point de son appareil.

Le Dr Louche avait en effet commencé ses recherches en captant puis lestant les notes de musiques de haute altitude à l'aide d'un ionificateur extrapressorisé, afin de les faire retomber sur terre en vue de les analyser. Nombres d'entres elles retombaient avec une rare violence, leur poids approchant celui d'un enclume moyenne du fait de leur chute vertigineuse.

De gros dégâts matériels et quelques vives colères des  propriétaires de biens  détériorés n'ont pourtant pas freiné le chercheur, qui rétorquait à qui voulait l'entendre que les enjeux scientifiques des expériences menées ne pouvait être remis en cause par quelques dégâts insignifiants… Il compte aujourd'hui sur les ventes de son appareil pour rembourser les quelques 12344 plaignants à ce jour recensés, pour un montant de 34 560 550 euros de dommages et intérêts demandés. Quand la science a un prix…



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Mardi 11 mars 2008 2 11 /03 /Mars /2008 18:59

Par Cyrille Joly, Cagouille n°5.





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Mardi 11 mars 2008 2 11 /03 /Mars /2008 16:00
Librement adaptée des récits de voyages du célèbre naturaliste saintongeais et  de son propre voyage en Bolivie, voici une BD réalisée par Gabriel Papapietro pour la Cagouille n°5


Aventures d'Alcide d'Orbigny dans le désert bolivien.


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Mardi 11 mars 2008 2 11 /03 /Mars /2008 15:29

Les aventures d'Arthur parraissent en feuilleton dans la Cagouille depuis le numéro 5. En voici les premiers chapitres pour ceux qui prendraient la série en route.

Histoire d’Arthur Ganipote

Artur-Gani.jpg



                           Si quelqu’un disait d’Arthur Ganipote qu’il n’était pas un brave homme, il pourrait être traité de menteur sur le champ. Bien que poltron et taciturne, peu éveillé et manquant parfois de discernement, il était fort bon camarade. Et qui peut se targuer de pouvoir se passer d’un  bon camarade, ne pas éprouver le besoin de s’entourer de compagnons joviaux avec qui traverser les forêts et les cours d’eaux et boire une chope ou un jus de pomme celui là est un menteur ou un âne, Arthur raffolait du jus de pomme. 

On le trouvait souvent assis sur une souche, la pipe à la bouche et Le Seigneur des cagouilles à la main car c’était son ouvrage préféré. Loin de moi l’idée d’insulter Arthur, mais c’est vrai qu’il portait un chapeau du plus mauvais goût, d’autant qu’il ne s’accordait pas du tout avec le reste de son accoutrement. Ce chapeau, mi haut-de-forme, mi bonnet de bain, était en champignon, ce qui fait qu’il n’était commode ni pour la pluie, ni pour le soleil.  Il portait une tunique d’un vert foncé douteux et un gilet sans manche en peau de renard, une ceinture de cuir entourait son ventre déjà un peu gonflé pour son âge, (mais ça arrive à des gens très bien !) et un pantalon de velours râpé qui se terminait par une paire de chaussures dépareillées  comme on les porte en Saintonge. Comme il ne se changeait pratiquement jamais, nous voilà un Arthur habillé pour tout notre récit. 

On ne lui connaissait pas de métier particulier mais on le voyait souvent aidant un ami dans sa tâche ici ou là. De plus, Arthur était un homme qui savait se contenter de peu et qui, en dehors de sa passion nouvelle pour la poterie et le chant, ne demandait rien à la vie. Son nom, il le tenait de sa grand mère: Geneviève Ganipote car c’était elle ! Certains n’ont peut être pas connaissance de cet illustre personnage. Mais si je commence à raconter ça, on est pas rendu à Loches ! Bon, ça va, profitons de ce que la Cagouille soit un animal qui peut prendre son temps pour perdre le notre.

Geneviève Ganipote fut, avant d’être la grand-mère d’Arthur, une bien belle jeune femme à la taille fine, le geste sûr et gracieux, une tenue qui force le respect, une poitrine généreuse, un regard profond assumé par des yeux d’un bleu foncé intense qui faisaient peur aux marins mais j’ai pas bien compris pourquoi. Or je ne suis pas le seul à trouver Geneviève jolie et figurez vous qu’elle avait un nombre conséquent de prétendants. Dix sept pour être précis. Etant fille de ferme ostréicole, la demoiselle ne se voyait pas d”avenir en dehors de la Saintonge, et n’espérait pas devenir très riche. Elle rêvait cependant secrètement d’épouser le riche prince qui avait un castelet sur les hauteurs du Platin, d’où on pouvait admirer le Pont du Diable. Mais après quelques entrevues, elle s’était rendue compte qu’il n’était qu’un “chaud local”, un saintongeais de souche douteuse qui passait le plus clair de son temps à plat ventre sur une planche en bois en jouant dans les vagues.

Ce qui rendait fous les prétendants de Geneviève, c’était le ton mat de sa peau, si épicé et si rare dans nos contrées. Elle le tenait de sa mère, Tina Soujonou, beauté orientale qu’Urbain Soujonou avait rencontré lors de la campagne des Krsiputt, mais c’est une autre histoire. Tina voyait sa fille éclore, et même si elle fermait ses yeux souriants sur les comportements généreux de sa fille, elle ne pensait pas moins qu’il était temps de marier la Geneviève. Elle partit donc à cheval en direction des marais, pour se rendre à la “Taverne des maris”.

Lorsqu’elle referma la porte de sa maison, elle se sentit faible pour la première fois de sa vie. Enfin, sauf une fois lors de l’histoire du papillon du père François, ou lors de sa chasse au trésor avec ses cousins, ou lorsqu’elle sortait les nuits d’étés, la rencontre d’Urbain aussi l’avait ébranlée… Bref, elle n’en menait pas large. Elle avait entendu tellement d’histoires sur cette taverne, où de viles femmes venaient brader la vertu de leur fille, on disait aussi que sous le plancher vétuste de cette bicoque, il y avait plusieurs sous sols où les gens de bien ne devaient jamais s’aventurer. On disait aussi que le chemin qui y menait était fort périlleux. Et cela, elle venait d’en faire l’expérience, et avait maintes fois risqué d’abîmer son cheval dans des fossés béants, certains remplis de serpents, de ragondins, de loutres. C’était certes un lieu méprisable, la mauvaise bière y coulait à flot, le pineau y était consommé sans modération, et seuls les plus vieux ou les plus fortunés avaient droit au cognac (ou cougna) que les premiers buvaient silencieusement au comptoir, et les seconds en riant fort sur des chaises en bois finissant. 

On y retrouvait toutes sortes d’hommes, peu de femmes, de différents corps de métiers, mais Tina ne voyait rien de cela. Sa décision la guidait, elle ne pensait plus. Elle reconnut très vite Louis, lui aussi ostréiculteur, riche, dans la force de l’âge et qui rendait parfois visite à Geneviève. Il s’apprêtait à lancer une fléchette dans l’intention de clouer une libellule au mur tandis que deux de ses camarades attrapaient des mouches a mains nues. La vielle à roue et le violon ajoutaient au vacarme des jeunes gens, l’épaisse fumée de tabac et de tourbe couvrait l’arrivée de Tina. Elle arriva à hauteur de l’oreille de Louis et lui murmura quelques mots. Ses yeux (à Louis) s’écarquillèrent, sa bouche  qui restait ouverte servit quelques secondes de cage à une mouche rescapée des mains d’un des comparse, sa gorge émit un son strident. Geneviève était mariée. Tina quitta très vite la taverne, et tarda à reprendre son souffle. A la lueur des bougies de l’endroit, elle s’était rendue compte à quel point Louis était gauche et creux.  Avait elle bien fait ? N’avait elle pas perdue sa fille ? Et Urbain, qui aimait tellement sa Geneviève, qu’en dirait-il ? La mort dans l’âme, elle rentra sur le cheval de quelqu’un d’autre, le chagrin le lui ayant fait confondre avec le sien. Elle fut de retour à l’aube.

Urbain descendit les escaliers, puis bu un demi litre de rouge avant de sortir de chez lui. Alors qu’il entrait dans l’écurie, il trouva à la place de son vieux canasson, un superbe étalon oriental à la robe sans pareille. Il fut pris tout de suite d’affection pour cet animal venu du grand Est et qui lui rappelait la campagne des Ortutis. Il grimpa les escaliers dans l’autre sens et réveilla sa femme pour lui demander d’où venait ce changement. Paniquée, elle dévoila qu’elle s’était la nuit précédente, rendue à la taverne. Sans en entendre plus Urbain s’écria :
_« Dieu soit loué, gloire à ma femme, elle qui a échangé ma fille contre un si beau cheval. »
Et il l’enlaça tendrement, tandis qu’elle pleurait doucement, ne pouvant dire la vérité. Des qu’elle trouva un moment, elle entraîna sa fille à part et lui avoua son terrible secret. Geneviève pâlit, et attendit la suite. Tout à coup, elle se dressa sur ses pieds (elle devait être assise j’imagine) :
_« Et il s’appelle Louis, tu es bien sure ? »


A suivre dans les prochaines cagouilles

Par SUPERCAGOUILLE - Publié dans : archives de la cagouille
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