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Lundi 4 mai 2009 1 04 /05 /Mai /2009 09:37
Parues dans la Cagouille°6, ces chroniques devraient séduire les amateurs de lectures hors-normes.
Les éditeurs des petites merveilles dont il est ici question ayant mystérieusement fait faillite peu après  la publication des bouquins, les éditions Vendredi 12 sont actuellement en tractations avec le groupe Dassault-La Pléiade-Moulinex, propriétaire des droits, pour une réédition.

Piotr Goulebenezoff : Huître qui mousse n’oublie pas les moules.



Cet essai philosophique du fameux auteur Kazakh, Piotr Goulebenezoff, geôlier et humoriste au temps des goulags en Sibérie, aujourd’hui retraité et conteur à Mornac-sur-Seudre, est un vrai délice. En effet, au fil des pages, les deux personnages principaux, une huître et une moule, dévoilent leurs angoisses eschatologiques avec humour et poésie.
Huître et moule s’interrogent à propos de la transmigration des âmes d’huître à moule et vice versa et se demandent quel rôle peut jouer le bernard-l’hermite dans ce grand jeu de chaises musicales cosmico-cagouillo-cosmétique. C’est au rythme des marées que se déroulent les grandes discussions d’huître et de moule, parfois interrompues par un crabe skinhead qui leur fait des misères en soulignant, et en surlignant (avec un gros pinceau) la vacuité de leurs propos.
Le lecteur admire, au fil des pages, avec quelle dextérité la plume de Goulebenezoff nous interroge sur des questions qui, finalement, nous touchent tous au plus profond de nous-mêmes. Nul doute que cet essai, publié aux éditions Vendredi 12  ne devienne un succès commercial tant le sujet traité est universel, grave, et tant la réponse apportée par Goulebenezoff est sérieuse, documentée, drôle, parfois, mais surtout incompréhensible...



Jean-Guy Labémolle-Fadiez-Eustache : J’ai du bon tabac dans mon frigidaire.(Uniquement distribué en prison.)


Alors voilà un bouquin qu’il est bien. Ecrit par un ancien militaire, poète et parkinsonien alzheiméridé à ses heures, ce roman ne peut qu’interpeller le lecteur. Une fois celui-ci sorti de garde-à-vue, il gardera à vie les séquelles de cette lecture. L’ouvrage de Jean-Guy est une sorte d’ovni, de truc expérimental. Le concept est simple : J’ai du bon tabac existe en version courte, en version standard et en version longue, pour pouvoir s’adapter à tout type de garde-à-vue. C’est une sorte de livre dont Vous êtes le héros, sauf qu’avec Jean-Guy, c’est Lui le héros... En effet, Jean-Guy Labémolle-Fadiez-Eustache, se déplace jusqu’à votre lieu de détention et vous fait la lecture de son oeuvre tout en garantissant l’interactivité (ecchymoses assurées !!!). Mais Vous aussi, vous avez une place à jouer dans l’histoire : celui du personnage sans foi ni loi, qui a, pour unique occupation, de toujours chercher à enfreindre la Loi. Mais heureusement, Jean-Guy veille, et, jouant le rôle du policier, vous corrige sans retenue pour vous apprendre la morale et la vraie vie.
Ouvrage recommandé par le ministère de l’intérieur, par Dirty Nicky et par Bernard Kouchner.
Témoignages :
Bertrand C. (chanteur) " Une expérience à la fois douloureuse et enrichissante. "
Marc D. (Belge) : " On en redemande ! "
Céline D. (Québécoise) " Grâce à ce livre et à Jean-Guy, j’ai arrêté la drogue et j’ai appris à crier plus fort.



  Judith Mc Naught : L’amant de l’ombre.


Dès la première page, dès la première ligne, on ne peut être que conquis par le roman d’aventures de Mc Naught. Jugez-en par vous-mêmes :
 
« Angleterre, 1815.
_  Ah ! Vous voici, Jason, déclara la ravissante jeune femme brune à son mari dont le visage se reflétait dans le miroir de sa coiffeuse. »

Judith Mc Naught est une romancière étonnante : elle écrit depuis 1978, des millions de personnes ont lu ses romans et pourtant, elle reste méconnue. Les machinations du destin, La scandaleuse, L’homme qui haïssait les femmes, ou Compromise sont ses plus grands succès et pourtant, pas un cinéaste pour adapter l’une de ses oeuvres, pas un journaliste pour l’inviter sur un plateau de télévision, personne pour l’interviewer. C’est pourquoi votre journal, La Cagouille, en partenariat avec le journal Mamie aime le X, et le magazine La grosse béquille de Papi, vous présente quelques extraits de ce fabuleux roman d’aventures.

« Jason allongea le bras tandis que Sibille s’asseyait au bord du lit. Les paupières closes, il trouva l’ouverture de son déshabillé et caressa sa jambe nue.
_ Viens te recoucher, dit-il d’une voix rauque. J’ai besoin de toi.
Un sourire rêveur effleura les lèvres de sa maîtresse qui caressa son épaule bronzée.
_ Tu n’as besoin de personne, murmura-t-elle, tristement. Tu n’en as jamais eu besoin... »

« Une lueur sauvage brilla dans les yeux de Jason. Une lueur presque inhumaine... »

« Le rose de l’aurore colorait à peine le ciel quand Victoria se faufila dehors... »

« Pourquoi n’êtes-vous pas restée chez vous aujourd’hui ?
_ Je voulais apporter de la nourriture à l’orphelinat. Il en restait tant après la réception d’hier.
_ Vous avez sûrement vu qu’il allait pleuvoir. Pourquoi ne pas avoir envoyé un domestique à votre place au lieu de braver les intempéries ?... »



Guillaume M : Il était une fois la sociologie des pommes de terre frites.


Nous avons moyennement apprécié le dernier livre de Guillaume M., l’auteur de la Sociologie des pommes de terre, de la Sociologie des frites une fois, de la Sociologie des pommes de terre au pays des pommes frites ou de Du Pays des patates crues à la contrée des pommes frites, essai de sociologie.
Son dernier livre, Il était une fois la sociologie des pommes de terre frites est un ouvrage ambitieux : Guillaume M. entreprend l’historiographie de ce domaine qu’il a tant étudié depuis 15 ans, domaine dans lequel, il faut bien le reconnaître, il est spécialiste... le seul spécialiste...
Au fil des pages, l’auteur de Il était une fois... fait le bilan de ses recherches sur la pomme de terre frite, parle de lui-même, de sociologie et fait la synthèse de tout ce qu’il a pu écrire dans ce domaine scientifique qui n’existerait pas sans lui. Avouons que les lecteurs de la Sociologie des pommes de terre (thèse publiée chez Jus de moule éditions)
ou de la Sociologie des frites une fois ne trouverons que peu d’intérêt à ce nouvel ouvrage qui n’aborde aucun thème nouveau, qui n’explore aucune nouvelle voie. Cependant, La Cagouille conçoit que ceux qui ne connaissent pas encore Guillaume M., ou ceux qui s’intéressent (du point de vue sociologique) aux pommes frites puissent prendre plaisir à lire Il était une fois la sociologie des pommes frites même si le style est parfois lourd à digérer.


Yvette Chotte–Cahuette : Les couilles phosphorescentes (éd. Femmes de lettres).


Ce roman, la suite d’Un curé chez MacDo, reprend le même personnage : Père Ulrich, prêtre du petit village alsacien Schlingualeinn qui d’opposant à l’ouverture d’un MacDo en devenait l’un des plus fervents défenseurs après avoir goûté le Holy Cheese Burger. Dans son denier livre, le curé doit faire face à un étrange phénomène : après avoir mangé un Christmas Burger avarié, il découvre qu’au fur et à mesure que la date de Noël approche, ses couilles gagnent en luminescence.
Que dire de ce roman ? Les gags sont nombreux, mais ils ne sont pas drôles. C’est un choix militant à déclaré l’auteure. Le style est déplorable et fait songer au roman de gare écrit à la va-vite, l’histoire s’essouffle et finit par tourner en rond. C’est encore un choix militant selon l’auteure. Alors à moins de faire le choix militant de lire 435 pages pour s’emmerder, le lecteur de La Cagouille s’abstiendra...








Par SUPERCAGOUILLE - Publié dans : archives de la cagouille
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